mercredi 3 octobre 2012

Stallone fait du "bio"


Que de monde dans le dernier film de Simon West !... Il y a peut-être dans Expendables 2 moins d'explosions (un peu) que dans le premier, mais comment bouder son plaisir cinéphile de revoir cette bande de terrassier/démolisseurs de l'intellect et du paysage cinématographique ?
Ce même plaisir qui pousse à aller aux séances de cinéma bis ou à L'Etrange Festival au Forum des Images est ici passablement contrarié par les visées du réalisateur de faire d'Expendables 2 un véritable film.
Les coutures pour faire tenir ce festival d'égo et de mauvais jeu d'acteur dans un seul film cohérent est le premier soucis du réalisateur. On l'imagine bien en chef de colo face à une bande de sales gosses.
L'ensemble est touchant au final, comme le premier opus. Conservateur certe, le film n'est pas dénué de discours et même d'un supplément d'âme, maladroit parfois (le film est affreusement misogyne, et ce malgré une action girl asiatique particulièrement efficace interprétée par Yu Nan).
Un discours, une méthode, des gimmicks, la tentative un peu orpheline de Stallone s'est transformé en série, une sorte de James Bond testostérone dont on attends désormais le prochain épisode et la resurrection d'autres fantômes des films d'action des décennies passées faisant le show sans ordinateurs, ni fonds verts... Est- ce de l'action bio ?