mercredi 28 novembre 2012

Nearly 50 and counting...

Quelques mots sur Scorpions, le groupe de Hard rock allemand le plus connu du monde, qui s'en va discrètement sur la pointe des pieds en terminant sa tournée d'adieu (une de ses nombreuses...) par quelques dates en province, puis en Allemagne.

Quel plaisir de les voir arriver sur scène avec de l'énergie à revendre et sans une once d'agressivité. Les sourires de Rudolf Schenker, le guitariste virtuose fondateur et de son accolyte Matthias Jabs tranchent d'emblée avec ces groupes qui se réunissent pour l'intéret. Ici, le plaisir de jouer sur scène est rapidement communicatif. 
Mais c'est quand le "lutin à la voix d'or", Klaus Meine commence à chanter que l'on comprends instantanément l’alchimie de cet improbable groupe fondé à Hanovre en 1965. Sa voix qui s'étends sur quatre octaves et son fort accent allemand termine de nous rapprocher de ce groupe sachant si habilement méler violence du rock et instants mélodiques suspendus dans les accords métalliques de leurs doux slows ou les envolées de leurs solos dans des morceaux plus pêchus. 
Scorpions est un grand groupe de rock, certes  mais aussi, comme nous, des européens qui regardent vers les Etats-Unies et y voient un horizon musical universel et adaptable à l'envi, comme dans leur belle ballade "Wind of change", taillé dans le béton du mur de Berlin qui se fissurait il y a bientôt 25 ans.
La folie du batteur américain James Kottak, étrange croisement entre Rutger Hauer, période The Hitcher et Klaus Kinski dans Aguirre, vient rehausser l'ensemble d'un grand barnum rigolo, où le public s'affronte pour faire le plus de bruit possible, "Rock 'n roll forever" tatoué dans son dos...

Scorpions forever !