mardi 8 janvier 2013

La comédie qui venait du froid

Quand vos amis s'unissent pour vous emmener voir une comédie norvégienne autour du Curling un samedi soir, il est légitime de s'inquiéter.
Pourtant Kong Curling (Le roi du curling) est, à plus d'un titre, la surprise la plus rafraîchissante de ce début d'année au cinéma.
Mélangeant les références purement scandinaves (comme à ce sport souvent méconnu qui consiste à viser une cible sur de la glace en y faisant glisser de grosses pierres) avec une structure plus courante dans les comédies américaines loufoques (comme celles du "Frat Pack", Ferell/Stiller/Farelly, avec des films comme Les rois du patin), Ole Endresen réalise un premier film terriblement absurde et efficace.
(Depuis cotecine.com), l'affiche qui pique les yeux et où l'on remarque que le film a gagné le prix du peuple au Festival Grolandais...

Tout se recoupe dans  Le roi du curling : la précision du curling et celle de la mise en scène, le rock des uns et la disco des autres, la modernité des plans fixes "à la Aki Kaurismaki" et les références visuelles au passé, la fixité des plans et les déplacements presque chorégraphiques de ses personnages.

De la Norvège, Ole Endresen ne récupère pas seulement le curling, excessivement populaire depuis la médaille d'or de l'équipe du pays aux JO de 2002, mais aussi son héros, Truls Paulsen (dont le nom est l'anagramme du véritable champion de curling, Pål Trulsen), campé par "le Coluche norvégien", Atle Antonsen, avec qui le réalisateur travaille à la télévision depuis 2001.

Le film est un "shot norvégien"acidulé et sincère à voir absolument avant qu'il ne quitte l'affiche, pour ses moments de folie jubilatoire où l'on rit aux larmes.