dimanche 10 février 2013

Berlin face a ses Berlinales

Et voici un premier billet tardif depuis les 63è Berlinales :

Berlin, son étendue, ses larges perspectives et ses stigmates du XXe siècle est paradoxalement devenue une ville idéale pour un Festival de cinéma. Les Berlinales perturbent peu la vie quotidienne des berlinois et les journaux locaux indiquent juste où croiser telle ou telle célébrité en ville.

Un panneau lumineux dans le métro annonçant ou descendre pour aller aux Berlinales 2013. 

Les Festivaliers les mieux accrédités ne quitteront donc pas la Potsdammer Platz où tout les cinémas sont regroupés.
L'entrée du Sony Center de la Potsdammer platz, autour duquel gravitent les Berlinales. La girafe du Legoland semble défier l'ours rouge et or, symbole du Festival.
Les badauds y auront repérés le Park Hyatt et ses sorties où l'attente doit se faire plus pénible encore sous la neige...
Les voitures officielles (BMW 730...) attendent les membres du jury, eux-mêmes attendus par les chasseurs d'autographes
La quasi-légendaire organisation allemande fonctionne formidablement et les accrédités se retrouvent tout les matins au siège de la N24, une chaîne de télévision, pour récupérer leurs invitations. (On y trouvera, a l'entrée une superbe sculpture composée de néons et d'écrans par le pionnier coreano-allemand Nam-Jun Paik).
"Nam-Sat" (Nam-Jun Paik, 1998) a l'entrée de l'Atrium N24
En dehors du Friedrichstadt-Palast, tout est donc bien regroupe au même endroit, sous le regard bienveillant des bureaux de la Deutsch Kinematek et son formidable musée du film et de la télévision.
Et c'est en quelque sorte un privilège de pouvoir finir tranquillement une exposition le soir de l'ouverture du Festival !

La très célèbre entrée aux éclats de miroirs de la collection permanente du "Deutsche Kinematek Film und Fernsehen Museum"

Petite exposition temporaire bien mignonne autour de la série "Sesame Street"

Vous y trouverez jusqu'au 12 Mai 2013, une exposition sur Martin Scorsese qui vous aura a l'usure, même si vous n'êtes pas un fan ultime du réalisateur italo-américain.
Les si convoités chaussons rouges (issus du film Les chaussons rouges de Powell et Pressburger) de la collection privée de Martin Scorsese (!)

De Niro s'appropriant le personnage de Travis Bickle au point de passer véritablement un permis de "Taxi Driver"

Une carte de NY repérant les angles de prises de vues de Martin Scorsese sur sa ville.
Difficile donc de ne pas être tente d'échapper a cet étrange parc d'attraction ayant poussé dans ce lieu symbole du mur qu'est la Potsdammer Platz.
Essayez donc le Judisches Museum pour sa scénographie immersive signée Daniel Libeskind et ses quelques stations de métro qu'il vous en coûtera pour l'atteindre. A l'image du musée du film, on y trouve un juste équilibre entre grand spectacle scénographique et précision informative et historique.
Au retour, marchez vers Check-point Charlie pour un autre lieu mise en scène de manière plus macabre, mais également cinegenique. Le musée du mur, longtemps tenu par le Dr Rainer Hildebrandt, un collectionneur compulsif, mondain et pacifiste éclairé, est un étrange joyaux, une sorte de Capharnaüm et une réserve d'histoires autour du lieu qui semble inépuisable.

La salle maîtresse du musée du mur, surplombant checkpoint Charlie, avec le panneau original et la ligne de frontière, si difficile a passer au péril de sa vie.
Retour express a la cérémonie d'ouverture, la seconde, celle du  Friedrichstadt-Palast avec une retransmission différée de 90' et qui commence...au billet suivant !